Éditions Corti

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Parce que l’oiseau

Fabienne Raphoz | Biophilia n°13, 4 janvier 2018

« J’ai réfugié mon pays natal du Faucigny entre deux petites départementales peu fréquentées des Causses du Quercy, dans une de ces maisons sorties d’une vie antérieure et qui vous dit : “c’est ici ”. Au moment précis où je commence ce livre, le 30 juin, 9h38, un Troglodyte mignon est à peu près le seul de sa classe à percer le silence. Son chant, qui alterne les modes majeur et mineur, est rythmé par les gouttes d’une pluie continue dont le timbre varie selon leur densité et le support qui les accueille, feuilles de frêne ou de tilleul, gravier, friche, vitre ; variations que le petit enregistreur peine à distinguer, chaque goutte d’eau, tombant sur la bonnette, ayant plutôt tendance à exploser dans l’oreille en mini-grenade sans subtilité sonore à l’échelle du tympan. (…) »


 Voici une “ballade” au bois, mais pas seulement, qu’une ornithophile consacre aux oiseaux, mais pas qu’à eux, où il sera question de grillons des bois ou d’Italie, d’oiseaux de paradis, de dodos, mais aussi des hôtes singuliers du Colombier : Lady Hulotte, Front-Blanc, Tête-noire et quelques autres.



Fabienne Raphoz a notamment publié :

• 5 livres de poésies aux éditions Héros-Limite dont
Jeux d’oiseaux dans un ciel vide, 2011 ; Terre sentinelle, 2014
et Blanche baleine, 2017
• 2 anthologies commentées et illustrées chez Corti
dont L’Aile bleue des contes, l’oiseau, Collection Merveilleux, 2009
• 1 essai, aux éditions Métropolis :
Les femmes de Barbe-bleue, une histoire de curieuses, 1995.


Elle a créé trois collections chez Corti : Biophilia, la Collection Merveilleux et la Série américaine.



De l’intrication de la réalité et du savoir, Fabienne Raphoz fait une connaissance nouvelle, qu’elle bat en poésie comme on bat les œufs en neige.
Martine Courtois