En diligence, par Clermont-Ferrand, le voyageur et deux de ses compagnons gagnent Saint-Étienne où ils prennent le train pour Lyon. Là, un autre ami doit les rejoindre. Des deux premiers, Édouard et Delestrce, nous connaîtrons surtout celui-ci, qui sert de mentor au jeune Eugène et se montrera, dans toutes les circonstances, d’un caractère aimable et d’un dévouement de frère aîné. Bien différent Alphonse, qui va retrouver la petite troupe un peu plus tard. Il s’agit d’Alphonse Leveaux, un des futurs collaborateurs du théâtre (1). C’est, pour l’instant, le plus désagréable des compagnons de route : bougon, peu serviable, et terrorisé par la moindre aventure. Près de Marseille, il se refuse à entrer dans une grotte, et il hésitera longtemps à confier sa chère personne au bateau qui, de Gènes, doit le mener à Livourne. En revanche, ce timoré est d’une hardiesse infinie dès qu’il s’agit des dames. Cette intrépidité semble bien être son unique vertu. A peine est-il dans une grande ville, Marseille ou Naples, le voilà qui court les rues, pressé de satisfaire ce que son camarade appelle " les besoins de nature " (expression qu’il emploie d’ailleurs indistinctement pour désigner quelque besoin que ce soit)






Traduit par
P.A. Gendre
104 pages
1985
ISBN : 2-7143-0126-6
70 F

Collection romantique
N°13