Les Femmes vampires, édition établie et traduite par Jacques Finné et Jean Marigny
Collection Romantique, éditions Corti, juin 2010
 

La littérature et le cinéma ont souvent donné l’impression que le mythe du vampire était essentiellement masculin. De Lord Ruthven et du mort-vivant séducteur des romans d’Anne Rice en passant par l’immortel comte Dracula de Bram Stoker, la littérature, puis le cinéma nous ont présenté toute une galerie de héros – ou de anti-héros – d’outre-tombe particulièrement virils. Or, il ne faudrait pas oublier que les femmes vampires sont apparues dans l’imaginaire occidental bien avant Lord Ruthven et cela, dans un premier temps, par le biais de la poésie. La « Fiancée de Corinthe » dans le poème de Goethe, Geraldine dans « Christabel » de Coleridge, Oneiza dans Thalaba le destructeur de Robert Southey, « Lamia » et la « Belle dame sans merci » de Keats sont des femmes fatales dont le baiser est mortel, même si elles ne sucent pas toujours le sang de leurs victimes. C’est au cours des années 1820 que les vampires féminins à proprement parler vont faire leur apparition. L’un des deux premiers personnages de vampires féminins est sans doute, Brunehilde dans la nouvelle d’Ernst Raupach « Laisse dormir les morts » (1823) qui ouvre l’anthologie, suivie par quatre récits représentatifs des plus « belles » histoires de femmes vampires (A. Crawford, M.E. Braddon, F.M. Crawford, X.L.)

Un monde sépare en effet la femme fatale suceuse de sang des récits d’inspiration gothique du XIXe siècle et ces prédatrices modernes, ardemment féministes, qui luttent pour sauvegarder leur indépendance. Les nouvelles que nous avons choisies pour ce recueil sont des textes du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Mon collègue (et néanmoins ami) Jacques Finné les présente au fur et à mesure. Ce sont des classiques du genre, même si certaines d’entre elles sont peu connues du public français, voire inédites en France, comme « La Bonne Lady Ducayne » et « Un Mystère de la campagne romaine ». Elles donnent de la femme vampire une image très diversifiée, et nous espérons qu’elles sauront conquérir, sinon vampiriser, nos lecteurs.

[Voir ci-dessous, en cliquant sur les couvertures à gauche, les traductions de Jacques Finné, et, sur les titres, à droite, tous les textes qui illustrent le fantastique, aux éditions Corti]












Le Fantastique chez José Corti

ANTHOLOGIE. Les Fantômes des Victoriens
ANTHOLOGIE. Les Fantômes des Victoriennes
ANTHOLOGIE. Les Femmes vampires

ANTHOLOGIE. Elle mangeait son linceul
BALZAC. Le Sorcier
BECKFORD. Vathek
BECKFORD. La Vision
BLACKWOOD MAGAZINE. Le Revenant et autres contes de terreur
BROWN.Wieland
CASTEX. Anthologie du conte fantastique français
CHAMISSO. Peter Schlemilh
DE QUINCEY. Klostherheim
EDWARDS. Dans le confessionnal
FAYE. Les Lumières fossiles
GAUTIER. Contes fantastiques
GÉLAT. La Couleur inconnue
GOETHE. Trois contes et une nouvelle
HAGGARD RIDER. Éric aux yeux brillants
HAGGARD RIDER. Le Jour où la terre trembla
HAWTHORNE. Monsieur du Miroir
HUNT. La Nuit des saisons mortes
HUNT. Les Soeurs corses (A.P.)
IRVING. Trois récits fantastiques américains
KUBIN. L’Autre côté
LA MOTTE FOUQUÉ. Ondine
LE FANU. L’Oncle Silas
LE FANU. Le Mystérieux locataire
LE FANU. Shalken le peintre
LERMONTOV, ODOÏEVSKI. Récits fantastiques russes
LEWIS. Le Moine
MATURIN. Fatale vengeance
POTOCKI. Manuscrit trouvé à Saragosse
RADCLIFFE. Les Mystères du château d’Udolphe
RIDDELL. La Maison inhabitée
RIDDELL. Une terrible vengeance
SHELLEY. L’Endeuillée
STOKER. Au-delà du crépuscule
TIECK. Amour et magie
VILLIERS DU L’ISLE-ADAM.Contes cruels suivis de Nouveaux contes cruels
WALPOLE. Le Château d’Otrante
WALPOLE. La Mère mystérieuse

Sur le fantastique deux ouvrages fondamentaux :

P. G. CASTEX. Le Conte fantastique en France de Nodier à Maupassant
MAX MILNER. Le Diable dans la littérature française


   

    
















     




Les Femmes vampires
Anthologie établie
et traduite par
Jacques Finné et
Jean Marigny



9782714310347


22 euros