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Maturin, La Fatale vengeance.
éditions Corti, 2000.
Cest Melmoth (réédition Phébus) qui valut au révérend Maturin, sa gloire et son surnom, " LArioste du crime ", qui fascina des générations de lecteurs et dauteurs (De Balzac à Eugène Sue, de Baudelaire à Breton).
Cest Walter Scott qui le premier remarqua les mérites de ce premier roman et vanta sa puissance dimagination peu commune dans la vague frénétique qui submergeait alors lAngleterre.
Maturin ne cherche pas en effet à écrire un roman à sensations de plus où saccumulent gratuitement les horreurs, il veut illustrer notre comportement instinctif et les impulsions secrètes de la conscience profonde.
La scène est en Italie, au château de Muralto, près de Naples. Sur la foi des accusations perfides dun frère dénué de scrupules, le comte Orazio a jadis été conduit au meurtre et au désespoir : il a fait assassiner Verdoni, quon lui avait dit être lamant de sa femme, Erminia. Il apprend plus tard trop tard ! que cette dernière, morte de chagrin, était parfaitement innocente. Il séloigne alors du théâtre de ses infortunes, échappe aux spadassins que son frère, qui sest emparé de son titre, a mis à ses trousses, et médite à son égard une vengeance quil veut à la mesure du forfait. Cest cette vengeance qui fait lobjet du roman.
Le meilleur spécialiste du gothique en France, Maurice Lévy considère quil nest pas dhistoires gothiques qui offrent une synthèse plus parfaite du genre tant dans les thèmes, les procédés techniques que par la qualité de son ton et de son écriture rare dans un roman de terreur.
 
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