Avec L'Ermite de la forêt, Lenz se place comme la mauvaise conscience de Goethe en l'accusant d'avoir abandonné les vérités du Werthérisme dans ce que celui-ci contenait de critique sociale, d'inadéquation à l'activité pratique et de reflet posirif de l'expérience de l'échec.
     Il n'empêche qu'une réelle injustice fut commise à reléguer ce roman, confié naïvement à Goethe lui-même, à quelque oubliette, puisqu'il fallut attendre vingt ans, en 1797, pour que celui-ci vît le jour, grâce aux soins de Schiller. Injustice que les éditions Corti, dans leur remarquable collection romantique, tendent à réparer.
     Catherine Jacobsen, Le Mensuel littéraire et poétique, octobre 1990.


Traduit par
Liliane Abensour
320 pages
1997
ISBN : 2-7143-0608-x
140 F

Collection romantique
N°65