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Anita Grossvogel, Le pouvoir du nom. Essai sur Gérard de Nerval, éditions José Corti. Édition José Corti. José Corti
"Le charme immédiat que l'uvre nervalienne exerce sur le lecteur vient du fait que sa structure externe apparaît d'une grande simplicité formelle, comme une surface d'eau calme qui laisserait entrevoir à travers sa pureté de mystérieuses profondeurs. L'écrivain semble offrir un monde ouvert à son lecteur ; pourtant celui-ci reconnaît qu'au cur même des chefs-d'uvre, il reste quelque chose d'hermétique, d'obscur, refusant l'accès facile que leur apparence semblait promettre. Les difficultés de l'uvre ne sont pas d'ordre explicatif, du domaine de l'entendement, mais de celui de la perception. On dirait que cette perception s'inscrit dans le souvenir d'une autre vie, d'une vie primordiale qui serait restée signée dans le code humain et que parfois l'homme reconnaît. Le cordon ombilical des êtres serait alors cette reconnaissance dans un souvenir qu'on atteint par la perception, mais qui affleure dans un monde d'après le déluge, d'après la chute de la tour de Babel. Un monde où il est difficile de repérer et de relier ces traces entre elles, par-dessus les couches de limon qui les couvrent, un monde sur lequel on se meut en cherchant l'harmonieuse relation de notre être à celle d'un univers original presque totalement disparu."
A. G.
Ce volume contient :
I. - Introduction
II. - Sylvie
III. - Les Chimères
IV. - "Horus" - "Antéros"
V. - "El Desdichado"
VI. - "A Madame Sand"
VII. - "Delfica"
VIII. - "Myrtho"
IX. - "Artémis"
X. - Aurélia

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