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Puissent ce livre et sa volonté de retour à la matérialité de luvre humaine par-delà les simples formes de communication comme par-delà les automatismes de lhistoire, donner matière à réflexion à tous ces jeunes chercheurs en anthropologie poétique dont le travail si prometteur hésite encore, déchiré entre les tentations dun formalisme qui débouche sur le jeu gratuit du non sens et la réintégration et la réduction purement existentielle, biographique ou psychanalytique aux déterminismes des situations historiques. La position philosophique délibérément anthropologique que jai prise il y a dix ans est une position de conciliation absolue et dialectique entre les contenus situationnels et les formes opérationnelles de luvre humaine, elle rejette les polémiques spécieuses et stériles qui dressent face à face les tenants des structuralismes et ceux de lancienne explication socio-historique.
Certes, lon peut toujours réduire" les structures figuratives soit à leur forme algébrique, soit à leurs motivations biographiques et culturelles. Mais cette réduction napporte rien de plus à la démarche du critique artistique ou de lesthéticien. Car la tâche essentielle des commentateurs est daugmenter le plaisir que procure luvre par une résonance humaine plus grande, par une compréhension plus séduisante. Et la réminiscence des grandes images ancrées au cur du Grand "Singe Nu" que la société revêt par là culture, nous semble comme il y a dix ans susceptible daider au bonheur de la lecture ou de la délectation artistique. Une certaine critique, trop aidée par les dissections formalistes, sest complu dans une autopsie des uvres dart toute imprégnée des culpabilités sado-masochistes que véhicule notre civilisation. Puisse ce livre faire palpiter au niveau des images et des mythes vivants luvre romancière de Stendhal, puisse ce livre augmenter simplement le bonheur de lire.

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