Jacques Gelat, Le Plaisir du diable,
     éditions Corti, 2009.


Van Holl, propriétaire d’une galerie d’art, vient d’acquérir le tableau d’un petit maître du XVIIème hollandais, Emmanuel de Witte, surtout connu pour ses intérieurs d’église. Sonia, l’érudite beauté qui s’occupe de la galerie tombe, littéralement amoureuse de la nouvelle toile qui représente deux guitaristes.

Tout en étant fascinée par le tableau, Sonia a la sensation poignante qu’il s’agit d’un faux. D’où poursuite de l’erreur potentielle, traque de l’invisible faute de l’imitateur, qui engendreront le développement d’un sentiment de possession, Sonia ne supportant pas l’idée de devoir un jour vendre la toile.

Manigances du marché de l’art et magie des faussaires forment la toile de fond de cette histoire insolite.




   

    

   Du même auteur, chez Corti :

   La Couleur inconnue

   Le Traducteur

   Au Mercure de France :

   La Mécanique du mal

  




 

Les deux femmes sont brunes. De vraies brunes avec un teint d’albâtre. Elles n’ont aucun défaut physique. Leurs jambes, qu’on devine sous leurs longues robes,leurs épaules,leurs seins,leurs traits, tout s’enchaîne parfaitement, sans heurt, dans des proportions idéales.
Évidemment elles le savent. Elles s’amusent de cette perfection et semblent en jouir à chaque seconde de leur vie, ce qui augmente encore leur beauté. Elles en sont pleines. Elles hésitent à en faire cadeau de peur qu’on ne l’abîme. Elles n’ont pas besoin de se donner pour jouir. Elles jouissent d’elles-mêmes.
E
lles sont assises chacune sur une chaise à haut dossier et elles jouent de la guitare dans une pièce très sombre.
La première femme a les cheveux tirés en arrière. Elle joue de son instrument en regardant sa partenaire avec un léger sourire.







     
    

Ce roman est la réédition revue d’un texte paru chez Denoël, sous le titre : Le Tableau

Extrait de presse, à la parution, en 1991.

Ce roman ne fait pas qu’intéresser par son exploration minutieuse des arcanes et des arnaques de l’art en son  milieu. Il séduit par une légèreté de touche et une approche sensitive qui captive jusqu’à la dernière ligne.  
Michel Daubert, Télérama 

 
Grâce à l’héroïne, Sonia, nous rencontrons des personnages troubles et hantés qui nous emportent dans une histoire fascinante. 
Pierrette Rosset,  Elle

 

Un roman passionnant du début à la fin. Une étrange prouesse.
Le panorama, France Culture

 
Il y a dans ce roman hors norme, une remarquable description psychologique de la montée parallèle du doute et de la fascination pour la vérité qui finit par ressembler à de la passion amoureuse. C’est une histoire aussi bien passionnée que passionnante qu’il nous est ici donné de lire.     
Jacques Duquesne, Europe 1 

 

Un livre très original dont on ne se détache pas avant la fin. Le Journal de Genève 

 

Au-delà son intrigue, dont on ne se défait pas avant les dernières pages, et au-delà du monde de l’art dont il traite avec finesse, ce roman n’est pas loin de poser de manière symbolique la question de savoir jusqu’à quelle extrémité peut conduire la nécessité de la vérité quand elle devient passion. C’est un livre aussi beau que captivant. Jacques Gélat possède un véritable talent d’écrivain pour nous offrir le pur bonheur de lire.  
Kriss,  France Inter  








Jacques Gelat,
Le Plaisir du diable,
Corti, 2009
336 pages
978-2-7143-0988-4
17 Euros