Éric Faye : Lumières fossiles et cinq autres nouvelles,
   
éditions Corti, 2000.

     


     Ce nouveau recueil d'Éric Faye est déjà magnifiquement accueilli par la critique et le public, comme l'a été Je suis le gardien du phare son précédent ouvrage aux Éditions Corti (qui paraît en Point Seuil simultanément).

   
 Autour d'un mot "Disparaître", basés sur des faits divers ou sortis de l'imagination de Faye, ces six récits naviguent entre fantastique et onirisme, temps individuel et temps universel en évitant les écueils du psychologisme. Avec une maîtrise d'écriture qui va s'aiguisant, Faye signe là un recueil que n'aurait pas désavoué un Buzzati.

     "Un téléphone sonne dans le vide. Solange Brillat, 27 ans, jeune femme très discrète et banale, ne répond plus. Elle a disparu sans laisser de traces, il y a un peu plus d'un mois. Personne ne comprend, ni la presse, ni la police, ni ses parents, ni sa collègue de bureau. Personne ne la reverra. (...)
     Il en va ainsi des personnages d'Éric Faye, poussés par une urgence de disparître, mais soucieux (jusqu'au doute existentiel) de conjurer l'indifférence."
     Jean-Luc Douin, Le Monde, vendredi 21 janvier 2000.

     Ce recueil comprend :

     Les lumières fossiles
     Postérité
     Orages de souvenirs
     Le Rendez-vous d'Abernathy
     Radio-Luego
     Les Chines intérieures





     J'ignore tout de Solange Brillat, ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie sa photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine derière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcé : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une tale de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette.




     En compagnie de silhouettes fugitives, fantomatiqus, Éric Faye excelle à décrire la désertion du monde rationnel.
     Le point d'interrogation sied bien à Éric Faye, dont les nouvelles, parfois à la limite du fantastique, plongent le lecteur dans des situations énigmatiques, à la frontière d'une autre dimension, et posent des questions souvent inexpliquées.
     Jean-Luc Douin, Le Monde, vendredi 21 janvier 2000.

     Une fois de plus, Éric Faye confirme ici l'étendue de son talent d'écriture et la richesse de son imaginaire. Comme dans ses précédents écrits, il joue en équilibriste sur le fil tendu entre le réel et le virtuel, pour nous faire toucher du doigt, tout en nous tenant en haleine, quelques grandes interrogations temporelles ou métaphysiques. Chapeau !
     Jacques parneix, Le Populaire du Centre, 21 janvier 2000.
    
    Presse téléviséé :

    Invité du plateau "Droits d'auteur" le dimanche 23 janvier 2000.







Janvier 2000
200 pages
ISBN : 2-7143-0707-8
14,50 Euros