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Continuum : un recueil de poèmes de Christian Hubin.
Dans Continuum, Christian Hubin poursuit le travail qu'il avait entrepris avec Personne et Hors, celui d'une balafre dans la langue, d'une série de nuds d'écriture qui nous indiquent les creux et pertes de l'intellection, le tremblé quasi aphasique de la pensée, tout autant que les éléments du monde portés soudainement à la conscience et sombrant tout aussitôt dans le néant.
Éric Brogniet, Sources, mai 1992.

... où le moindre détail réapparaît chacun comme venu seul vers nous, les murs qui n'ont plus de sonorité.
Même à ceux qui ne sont pas : chaque détail, une seule fois, rendu. Disant à tous qu'ils savent,
qu'il faut.

(...) quelque chose précède ou suit le texte, qui lui est dérobé, que l'auteur a coupé (...) ; les textes se suspendent sur un tiret ou commencent par trois points, indiquant que la parole est toujours déjà là, antérieure à toute trace écrite, et se poursuit au-delà. Au lecteur de compléter, surtout, et d'entendre que l'écriture renvoie au grand texte universel, à cette "rumeur" théorisée par Blanchot. C'est cette rumeur, qui ne se tait pas, que Christian Hubin guette ; son livre est une chambre d'échos captant les fibrillations de la conscience (...).
BCLF, février 1992.
Continuum s'établit d'entrée sur cette lisière hors lieu et hors temps (...) qui, paradoxalement, est l'espace le plus incarné qui soit, puisqu'il est celui de l'avènement du présent.
Jacques Ancet, Le Mensuel littéraire et poétique, N°205.

 
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