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Le Chant profond est un recueil critique de Jean Mambrino.


A côté des analyses textuelles marquées par le structuralisme, il y a place encore pour la critique intelligente d'un lecteur sensible au "plaisir du texte" et qui vise à le communiquer. Des études les plus courtes (moins de dix pages) à la plus longue qui consacre près de cinquante pages à Patrick White, interrogent tantôt une partie tantôt l'ensemble de l'uvre de vingt et un écrivains contemporains de nationalités différentes s'exerçant dans le roman, la nouvelle, la poésie ; la démarche de Jean Mambrino est toujours la même : une analyse de citations choisies, confrontées les unes aux autres, propose des perspectives, des interprétations qui dégagent le "chant profond" de l'uvre. Cette lecture ne se prétend pas objective et on ne peut lui reprocher certains partis pris favorables qui prêtent à une uvre une générosité et un sens de la transcendance qui sont peut-être à mettre au crédit du lecteur. On saisit la limite du genre dès que l'étude devient un peu longue : on peut partager la ferveur qui s'exprime en un bref commentaire en résonance avec les citations, mais les cinquante pages consacrées à Patrick White par exemple finissent par être la paraphrase d'une uvre dont on se désintéresse, l'admiration du critique ne parvenant pas à réchauffer ici le rapport à trois qu'implique la démarche.
BCLF, mai 1986.
Ainsi souhaite-t-il faire entendre "le chant profond" de chaque écrivain, la voix originale qui sélève du cur de chacun deux. Il parvient ainsi à rompre avec des jugements tout faits qui nous cachent souvent le sens secret dune uvre.
Yves-Alain Favre, Presse Française, 1985

 
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