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Les Aventures de la poésie de Pierre Cheymol.
"Je crois, en effet, et louvrage qui sachève ici navait pas dautre but que de le démontrer, que la poésie est une activité spécifique de lesprit liée à la possession dun instrument spécial qui est la pensée analogique sexprimant par le symbole."
La poésie, socialement confondue avec la littérature, sen distingue donc tout à fait quand au mode de fonctionnement de lesprit quelle requiert puisquelle relève, non de la pensée discursive et rationnelle, mais, en priorité, de la pensée symbolique.
Cest pourquoi une éventuelle "histoire de la poésie" réalisée avec les méthodes et les moyens de la seule "histoire littéraire" serait une absurdité. La poésie est en prise directe et quotidienne avec la vie et la mort en leurs ultimes profondeurs. À lextrême elle ne se différencie pas de la vie dont elle a pour but dincarner la conscience. Elle ne saurait donc pas être conçue que comme pure subjectivité et traitée comme telle. Cest là sa gloire et son handicap.
Doù le titre "aventures" préféré ici à "histoire", doù le projet de raconter plutôt que de classer ou de répertorier, doù lengagement sacrificiellement subjectiviste de lauteur dans un livre damour, dhumour et dhumeur qui gagnera à être lu, non comme un essai, mais comme une fable ou un feuilleton.

Le tome I contient :
Chapitre 1 : Si Peau d'Âne m'était conté
Poésie et langage
Poésie et pensée symbolique
Poésie et littérature
Poésie et philosophie
Poésie et politique
Poésie et histoire
Poésie et psychologie
Chapitre 2 : Le surréalisme au XIIe siècle
L'invention de la femme
L'invention de l'Amour : les troubadours
Le mythe de Tristan et Yseult
Chapitre 3 : Une longue leçon de merveilleux
La matière de Bretagne
Le mythe du Graal
Du Graal au Saint-Graal
Le Lancelot en prose
Du Lancelot au Roman de la Rose
Chapitre 4 : La reprise individuelle
Émergence du lyrisme personnel
Rutebeuf
Philippe de Rémi, sire de Beaumanoir et les fatrasies
Colin Muset, Adam de la Halle, les Bestiaires
Le XIVe siècle, siècle d'automne
Chapitre 5 : L'exclamation des os
Les poètes et la mort
Pierre de Nesson
Les poètes-prisonniers : Jehan Régnier
Charles d'Orléans
René d'Anjou et le Prisonner desconforté
François Villon, le génie
Des rhétoriqueurs à Jean Lemaire
Chapitre 6 : L'âme en vert
De la révolution copernicienne à la Renaissance
Clément Marot, le dernier rhétoriqueur
Maurice Scève et l'école lyonnaise : vers une poésie hermétique.
La pléiade
François Rabelais : le "gay" savoir
Agrippa d'Aubigné : le Grand Imprécateur
Du Bartas, Jean de Sponde
Chapitre 7 : La Belle au bois dormant
Ordre classique et ordre poétique
De Malherbe à Tristant l'Hermite
Classicisme et rationalisme
Les grands classiques
Le siècle des lumières
André Chenier
Chapitre 7 : La civilisation romantique
Les valeurs romantiques
Les source du romantisme français
Comment Victor Hugo n'est pas bête
Comment Victor Hugo est surréaliste
Alfred de Vigny : poésie est vérité
Le cas Nerval
Les "petits romantiques" : Lamartine, Musset, Gautier, Forneret, Borel, Bertrand, Rabbe, Desbordes-Valmore
La poésie dans la prose romantique.
Le Tome 2 contient :
Chapitre I9: Modernisme et Malédiction
Les parnassiens
Modernité et Modernisme
Baudelaire for ever
Paul Verlaine : de l'homme à l'uvre et inversement
Je ne parlerai pas d'Arthur Rimbaud
De Ducasse à Lautréamont ou de Maldoror aux Poésies 62
Germain Nouveau: la Sainteté de l'Amour
Les "petits maudits": Tristan Corbière, Cros, Laforgue, Rollinat, Richepin, Rictus
etc1
Chapitre 10 : Fins de Siècle
Vers un ésotérisme chrétien: Barbey d'Aurevilly, Ernest Hello
Léon Bloy, prophète et poète
J.K. Huysmans: le sacristain du rêve
Villliers de l'Isle-Adam: la grandeur du secret
Avis de recherche du Symbolisme
Stéphane Mallarmé: le pénultienne du sublime
Saint-Paul Roux: beauté, bonté, vérité
Victor Ségalen ou l'enthousiasme sérieux
Symbolistes, décadents et autres
Le Symbolisme belge
Maeterlinck, le moteur à explosion, poésie et théâtre
Jarry, Apollinaire: les cariatides de la poésie contemporaine
Chapitre 11 : L'or de notre temps
Paul Valéry: l'intelligence dans tous ses états
Paul Claudel: le gâchis au nom de Dieu
Saint-John Perse: le grand opéra
Pierre Reverdy: les aventures de la réalité
Léon-Paul Fargue, entrepreneur de liberté
Blaise Cendrars: le clerc vagant
André Salmon: faute d'y croire
Pierre Jean-Jouve: entre Eros et Thanatos
Le Salon des Indépendants
Les vieilles avant-gardes
La bête Dada
André Breton, poète
Benjamin Péret : un ange passe
Paul Eluard : Apollon vide
Aragon et Cie : Honneur et déshonneur des poètes
Robert Desnos et Jacques Prévert: du musicien de Saint-Merri au Temps des cerises
Deux profils de la folie créatrice: Antonin Artaud et Raymond Roussel
Henri Michaux : la poésie intra-muros
René Char : la poésie auto-suffisante
Le Surréalisme: métropole et banlieues
La calotte glaciaire
Chapitre 12 : demain ou rien

Ciel un pamphlet ! Bien des amateurs de poésie vont souffrir ou s'égayer, hurler ou rire, à la lecture de cette anthologie partisane, partiale, frénétique, comme on n'en avait ni lu ni entendu depuis longtemps. Ah ! Nous ronronnions équitablement en lisant Claudel et Valeéry, Breton et Cocteau, du même regard distrait, et nous prenions cette atonie pour une preuve de culture ? Pierre Cheymol fait exactement le contraire.
Pierre Cheymol va en entendre, si on ose écrire, de toutes les couleurs. On va le haïr, l'encenser, le brûler en place de Grève mais on se souviendra de lui .
Nicole Casanova, Le Quotidien de Paris.
On est enchanté, séduit, pris à rebrousse-poil et à rebrousse-idées reçues, provoqué et enrichi enfin par chaque page des deux volumes des Aventures de la Poésie de Pierre Cheymol.
Claude Roy, Le Nouvel Observateur, juillet 1988.
Rarement on avait vu un aussi effrené galopeur dans les couloirs du musée Poétique. Du moyen âge à nos jours, Cheymol aime et déteste avec allégresse, avec aussi un style qui renvoie Lagarde et Michard et consorts à leur maître en écriture à tous, l'annuaire Chaix.
Michel Castex, L'Agence France Presse, juin 1988.
Le Dr Cheymol a fait pour la poésie ce que j'ai tenté de faire dans " Le Matin des magiciens " pour l'aventure de la connaissance.
Louis Pauwels, Madame Figaro, juillet 1988.
Médecin de son état, Pierre Cheymol nous a donné, dans l'ordre de la critique d'humeur, l'ouvrage le plus original, le plus subjectif et le plus libre de ton de ces dernières années.
Jean Orizet, La Revue des Deux Mondes, février 1989.
Il y a en M. Cheymol à la fois du Léautaud qui glousse, du Malraux qui enjambe les siècles comme un resquilleur les portillons du métro, de l'Élie Faure enfin, puisque son confrère en médecine accomplit pour les arts plastiques un travail de rénovateur identique au sien en poésie. Ton catégorique, verve et panache (...). M. Cheymol a conservé des surréalistes, outre leur pureté, quelques uns de leurs préjugés et la louange de l'amour " fou ., unique, qui ajoute simplement un peu de sauce mystique au pot-au-feu conjugal des cuisines bourgeoises. On aurait vingt arguments pour se disputer avec lui. On les oublie tous parce que, à une époque où, dans le meilleur des cas, on prend Prévert pour Virgile, ce dilettante supérieur à un spécialiste, par sa fougue, son âpreté, son allégresse dans le savoir, désenglue la critique de la solennité et de l'académisme universitaires. Parce qu'il tire la poésie d'un ghetto anticipateur d'autres, l'habille de neuf et la jette dans la rue à notre rencontre, le poing levé. Pour un perpétuel 1er mai combinant la fête et le combat.
Angelo Rinaldi, L'Express.

 
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