Wallace Stevens, A l'instant de quitter la pièce,
     éditions Corti, 2005.


    
(Ce recueil est composé de Le Rocher, suivi de quelques poèmes posthumes, d’aphorismes et d’extraits de la correspondance)

     Rarement un poète se sera mis en scène de façon aussi nue à ce moment de son existence, aura livré avec autant de franchise les humeurs et les pensées de la vieillesse, plus détestée peut-être par lui que par tout autre homme, sans pour autant céder à la sensiblerie.
Aux yeux de Stevens, Le Rocher (The Rock) constitue un point d’aboutissement. Après la sortie d’Auroras of Autumn, en 1950, il n’était pas pressé de publier à nouveau, pressentant que le recueil alors en gestation serait le dernier. Pour cette raison, Le Rocher, outre le fait qu’il réunit seulement vingt-cinq poèmes, n’a pas fait l’objet d’une publication séparée. Il apparaît à la fin des Collected Poems, publiés à l’automne 1954, moins d’un an avant la mort de Stevens, le 2 août 1955, et fait pendant à Harmonium, sur quoi s’ouvre ce livre. L’opposition des titres est éloquente. Au riche éventail d’investigations et de possibilités que proposait le premier recueil, s’oppose la vision définitive, fondamentale, épurée, donnée par le dernier. Le rocher est le symbole de cette réalité à laquelle l’imagination ne cesse de s’enlacer pour lui donner sens, à la façon du feuillage qui le recouvre.
    Entre Le Rocher et les poèmes posthumes, parus en 1957 dans Opus Posthumus, il n’y a pas de hiatus et c’est pourquoi nous les présentons conjointement. Nous complétons cet ensemble par Adagia, une suite d’aphorismes sur la poésie ayant paru eux aussi, à la différence de l’essai structuré The Necessary Angel, dans Opus Posthumus. Ils forment, s’étalant sur une longue période, une sorte de contrepoint à celle, relativement courte, qui a vu l’élaboration des derniers poèmes. Enfin, quelques extraits de la correspondance jettent un éclairage sur les dernières années de la vie de Stevens, témoignant à la fois de son déclin physique et de sa vitalité intellectuelle intacte.

     Série Poètes américains – Littérature étrangère

      Du même auteur : Harmonium, 2002.
      Dans la même série : E. E. Cummings, Poèmes choisis ; Emily Dickinson, Une âme en incandescence ; Marianne Moore, Poésie complète ; William Carlos Williams, Paterson.






LEBENSWEISHEITSPIELEREI

De plus en plus faible, brille le soleil
L'après-midi. Les forts et les fiers
S'en sont allés.

Ceux qui restent sont les plus inaccomplis,
Les définitivement humains,
Natifs d'une sphère réduite.

Leur indigence est une indigence
Qui est indigence de la lumière,
Une pâleur stellaire suspendue aux fils.

Peu à peu, la pauvreté
De l'espace automnal devient
Un regard, quelques mots prononcés.

Chaque personne nous touche entièrement
Par ce qu'elle est et telle qu'elle est,
Dans la grandeur fade de l'anéantissement.






 
    Wallace Stevens, l'évadé invisible par Patrick Kéchichian, © Le Monde, 16 février 2006
    La poésie éloigne du réel et le roman y ramène. D'un côté les ailes du rêve et de l'abstraction, de l'autre l'épaisse réalité du monde. Rien n'est plus faux et illusoire, et surtout rien n'est plus paresseux que cette opinion répandue. Il suffirait pourtant de parcourir nombre de romans qui se publient aujourd'hui pour constater toutes les formes d'indifférence, de mépris ou même de fuite éperdue hors du réel - un réel réduit à l'état de prétexte pour servir les pensées, avis et opinions de l'écrivain.
    "Il n'y a rien au monde de plus grand que la réalité. Dans cette malheureuse conjoncture, il faut accepter la réalité elle-même comme le seul génie", professait sobrement Wallace Stevens, l'un des deux ou trois plus grands poètes américains de la première moitié du XXe siècle. Assez grand en tout cas pour malmener cette paresse de l'esprit et sortir, par le haut, la poésie des clichés et des poncifs. Stevens affirmait aussi : "Le réalisme est une corruption de la réalité." Et : "La poésie accroît le sentiment de la réalité." Le réel est donc cette chose dont on a le "sentiment" mais qui ne se laisse ni saisir ni enfermer et qui, néanmoins, demeure absolument désirable. Moderne, anti-romantique, fils naturel de Mallarmé et d'Apollinaire - sans avoir jamais fait, comme ses contemporains Henry James, Ezra Pound ou T.S. Eliot, le pèlerinage européen -, Wallace Stevens savait d'expérience que la réalité n'est pas un paysage sans profondeur ni perspective devant lequel il suffit de poser sa toile et son chevalet pour le peindre au plus juste, sans erreur. "Le sujet de la poésie, écrivait-il aussi, n'est pas cette collection d'objets solides et statiques étendus dans l'espace, mais la vie vécue dans la scène qu'elle compose ; la réalité n'est pas une scène extérieure mais la vie qui y est vécue." Phrase décisive qui forme comme le manifeste du génie de ce poète. Dans le même essai intitulé The Necessary Angel (1), il souligna qu'il fallait penser la vie comme "un état de violence" à la fois physique et spirituelle : "Un poète, concluait-il, doit être capable de résister ou de s'évader de la pression de la réalité..."
    Pour frapper d'insignifiance d'autres clichés, Wallace Stevens mena une vie sans heurts ni manifestation de révolte. Son "évasion" fut invisible. Et surtout il ne se considéra pas comme une exception : "J'ai délibérément adopté, écrivait-il dans une lettre datée de 1935, un mode de vie que mènent des millions d'individus, sans l'embellir autrement que par les embellissements qui m'intéressaient à l'époque : les mots et les sonorités" (2).

     LE GOÛT ET L'AMOUR DE LA RÉALITÉ
     (...)
     Le goût et l'amour de la réalité la plus quotidienne et la volonté de rester à l'écart du spectacle et de ses artifices s'accompagnent chez Stevens d'un penchant marqué pour la réflexion et la spéculation métaphysique. Une sorte d'accord de base est recherché, qui unirait l'esprit et la matière, l'imagination et l'aspect tangible du monde, les mots et ce qu'ils désignent - mais hors de toute illusion scientiste ou romantique. Dans un poème tardif, il parle d'"une limpidité de l'air/Qui s'accorde, aujourd'hui, à une limpidité de l'esprit". Cet "aujourd'hui" est central. Pas de nostalgie ni de projection, point de salut hors du temps présent. "Les grands poèmes du ciel et de l'enfer ont été écrits, et le grand poème de la terre reste à écrire." Comme Mallarmé, Wallace Stevens ne fait pas de la réflexion sur la poésie et sur le langage un chapitre à part de l'esthétique, une distraction qui éloigne de l'existence. "Le but de la poésie est de rendre la vie complète en soi."

    UNE SAGESSE LUCIDE ET AUTOMNALE

     "Tout comme on fait l'expérience du monde à travers son âge et son état physique, on fait de la même façon, j'en ai peur, l'expérience de la poésie", écrivait Stevens en juillet 1954, déjà malade, à Barbara Church. Et deux ans plus tôt, à la même : "A mesure qu'on vieillit, les poèmes qu'on écrit se lisent comme s'ils avaient été écrits par quelqu'un d'autre." Ce ne sont pas là propos d'un homme vieillissant, désenchanté ou amer. De même, il n'y a pas, dans les derniers poèmes que Claire Malroux a rassemblés dans ce volume (doté d'un titre qui n'est pas celui d'un livre de l'écrivain), un accent de fin du monde ou de mort. Dans The Rock, dernier recueil, en 1954, de Stevens, comme dans les poèmes de l'Opus posthumus publié en 1957, c'est au contraire une sagesse lucide, certes automnale mais comme apaisée : "A l'intérieur d'une seule chose, d'un seul châle/Serré autour de nous, car nous sommes pauvres, une chaleur,/Une lumière, un pouvoir, la miraculeuse influence."
     Ce "dernier" Stevens est impressionnant de puissance et de subtilité. D'une sobriété exemplaire, il n'élève jamais la voix. Il s'attache à un détail avec autant de soin qu'aux grandes questions ontologiques. "L'image doit participer de la nature de son créateur", écrivait-il avant de mourir. En un temps qu'il estimait déserté des dieux, c'était la noble, l'indispensable mission qu'il assignait au poète.
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(1) L'Ange nécessaire. Essais sur la réalité et l'imagination (éd. Circé, 1997).
(2) Quelques poèmes et des lettres de Stevens ont été traduits par Gilles Mourier dans la revue Po&sie (no 80, 1997).
(3) Harmonium, édité et traduit par Claire Malroux, éd. José Corti, 2002.


     La Grande musique de nuit, par Philippe Lançon, © Libération, jeudi 2 mars 2006.
     
Pour comprendre les derniers poèmes aujourd'hui publiés de Wallace Stevens, l'un des grands poètes américains du vingtième siècle, il faut d'abord imaginer le plus concrètement possible un homme en gris marchant à l'aube, sous un ciel nu, étroit, dans un parc en hiver. C'était il y a un demi-siècle ; ce pourrait être aujourd'hui. Stevens vit à Hartford, dans le Connecticut, où il meurt en 1955. Dans sa vie, il a peu bougé. Il a toujours écrit, mais ne publie son premier recueil, Harmonium, qu'à 44 ans, en 1923. Les recueils suivants (Idées de l'ordre, 1936 ; Aurores d'automne, 1950) précisent, dans des vers d'une splendeur et d'une densité accablantes, cette question que concluent le Rocher (1954) et les ultimes poèmes : comment imaginer dans ce monde-là ? Dans ce monde où la réalité, plus triste et plus puissante, semble réduire les possibilités de l'imagination ? Comment fait l'homme, pour qui l'imagination est «l'ange nécessaire» ?
    Stevens a donc commencé par jouer «harmonium» : pièces brèves, charmantes ou discordantes, sur instrument populaire et quotidien, instrument de chambre et de coin de rue, pauvre équivalent de l'orgue dans un monde où la force du ciel et de ses édifices a disparu ; pauvre chose qu'il enrichit : Harmonium donne le ton d'un nouveau monde, plus petit, très formalisé, non moins intense. Ensuite, peu à peu, il recherche sa grande musique de nuit.
     Après avoir essayé le journalisme, il a étudié le droit, comme son père. Profession et poésie sont des vases qui ne communiqueront pas. Chaque matin, il traverse le parc pour aller de chez lui (belle demeure entourée de fleurs) à son bureau. Ce n'est pas la promenade de Kant : après avoir été juriste, Stevens est devenu vice-président d'une importante compagnie d'assurances, spécialisée dans le bétail. Mais c'est quand même la promenade de Kant : chaque matin, il observe le monde qui reste pour ensuite, chez lui, tenter de l'imaginer ; pour sentir sa place d'homme : «Sa place était ici. C'était le lieu et la saison/ De l'année. Ici, dans sa maison et dans sa chambre,/ Dans son fauteuil, la pensée la plus tranquille s'exacerbait.» Il traverse ce parc après avoir lu le journal, de 6 heures à 8 heures Le samedi, il prend le train et se rend à New York, où il marche dans les rues. Il regarde.
     Dans le parc, une voisine le voit souvent déambuler. Un jour, elle dit à ses enfants : «Regardez cet homme, et ne l'oubliez pas. C'est l'un de nos plus grands poètes.» Il est grand, assez gros, d'une austérité imposante. Il aime les biscuits à la cannelle, les fleurs rares et les estampes japonaises. Matisse, Cézanne et les cubistes influencent sa poésie. Il fume trois cigares par jour et boit sec. Il aime Stravinsky. Il voyage peu. Ses principales destinations sont la Floride et Cuba. Il a connu à Key West Hemingway, «le plus significatif des poètes vivants, pour autant que le sujet soit la réalité extraordinaire». Il a bu et s'est même battu avec lui.
     La sensualité des tropiques l'enchante et il le sent comme personne. Ils ont un air «doux et sucré comme celui de la Tempête» (de Shakespeare). C'est le monde des sens, mais aussi ce qui n'est plus : décoration nostalgique d'un univers ancien, ouvert à la nature et aux rêves les plus légers, les plus exubérants, les plus lointains. On y trouve «l'essence criarde de la poésie». Elle berce et fascine Stevens, l'homme du Nord, pour qui la perception du monde est «une perception de souffle froid, plus révélatrice/ Qu'une perception de sommeil, plus puissante/ Qu'une puissance de sommeil, une clarté émergeant/ Du froid, un peu irisée, un peu éblouie.» Le froid rapproche du monde et aiguise les sens qui vivent si bien au sud.
     La France, où il n'ira jamais, appartient également à son imaginaire. Stevens a lu Baudelaire et ceux qui l'ont suivi. Les poèmes d'Harmonium sont parfois influencés par le symbolisme. Certains ont l'ironie sarcastique de Jules Laforgue ; d'autres, la précision exotique d'un Paul-Jean Toulet. Verlaine n'est jamais loin. On trouve encore dans ses derniers poèmes des mots français, des gallicismes : l'imagination bricole sa vie, à l'aide de bibliothèques, à l'intérieur du monde qui tend à l'éteindre.
     Dans le parc, Wallace Stevens observe crûment. Les choses sont là, autour de lui. Elles montent en lui. Il faut qu'elles finissent par en sortir : «La réalité est une activité de la plus noble imagination.» C'est une activité froide, intense, d'une précision implacable. Les poèmes de Stevens, sur le fil du langage et d'une métrique subtile, évoquent cette phrase d'Emily Dickinson : «Si je lis un livre et qu'il rend mon corps entier si froid qu'aucun feu ne pourra jamais le réchauffer, je sais que c'est de la poésie.» Le monde a désormais le parti pris des choses. Elles ne permettent plus de rêver sans elles, ou sur leur dos, avec grandes phrases et belles images post-romantiques. Leur présence n'est ni souple, ni indulgente. L'enthousiasme de Walt Whitman pour l'homme démocratique a passé. Que reste-t-il à l'imagination ? Quelques années plus tôt, en 1949, Wallace Stevens a écrit : «Dans les villes communes, les hommes communs/ Sont imprécis dans leur besoin d'apaisement.» Lui est précis et, regardant le parc, il remarque : «Quand les feuilles sont tombées, on revient/ A un sens ordinaire des choses. C'est comme si/ On avait atteint la limite de l'imagination,/ Inanimé dans un savoir inerte.»
     Le vieux parc est solitaire et glacé. A droite, un bassin avec des cygnes ; morts, les cygnes. Ici, quelques pigeons gris sous le ciel gris, bien vivants. En lisière, de vieilles demeures abandonnées : «C'est une illusion de croire que nous avons jamais été vivants,/ Vécu dans la maison des mères, que par nos mouvements/ Nous nous sommes organisés dans une liberté de l'air.» Des lions de pierre gardent l'antique perron ; vestiges : «Le froid est notre élément et l'air d'hiver/ Apporte des voix comme de lions descendant.» Plus loin, une église désertée ; des massifs de fleurs attendant la saison, des statues, des souvenirs de nature à l'ancienne, et tout l'attirail vieillot, toute la pacotille de la mémoire du monde fini. Il y a même un kiosque où une fanfare pourrait jouer un air dansant, mais, Stevens l'a déjà noté : «Trop de valses ont pris fin.»
     Comment décrire ça: cette sensation que le ballon des possibilités a crevé ? Que l'imagination de l'homme moderne est réduite aux acquêts, et que cependant, plus que jamais, elle doit trouver ses formes pour apprendre à vivre et fixer son désir. «Il est difficile même de choisir l'adjectif/ Pour ce froid nu, cette tristesse sans cause./ Le grand édifice est devenu une maison modeste./ Nul turban ne se déplace sur les sols rapetissés.» Le turban, comme jailli d'un tableau de Delacroix, est froissé. Il traîne dans une flaque.
     Le vieil homme regarde la flaque. Il y voit un reste de lune. Elle jette une lueur pâle et clinique sur l'espace, une lueur qui révèle ce qu'elle étrangle. Cette lueur lunaire est celle de l'imagination de nouveau au travail, mais autrement. Elle vivait de transcendance, semblait tomber d'ailleurs. Maintenant, elle monte de l'homme lui-même - décapée par la réalité qu'il perçoit, la plus quotidienne, la moins séduisante, la plus isolante. C'est tout ce qui lui reste, à l'homme. Finis, les ornements : «Il ne suffit pas de recouvrir le roc de feuilles.» Vieux rêves, vieilles images, vieux papiers : «Nous devons nous en guérir par une guérison du sol/ Ou de nous-mêmes, qui soit égale à une guérison/ Du sol, une guérison par-delà l'oubli.»
     Pour guérir du sol (ground) et de toutes les idées mortes qu'il inspirait, il faut le regarder, s'y dissoudre, puis se l'assimiler. Guérir par la chose, c'est une question de survie : Stevens est dans «l'émerveillement concret de la fin». Sa poésie se rapproche du détail, puis l'élève en l'homme : infiniment pragmatique, infiniment aérienne. Claire Malroux, traductrice d'Emily Dickinson, avait déjà traduit Harmonium et Idées de l'ordre (1). Elle tire sa nouvelle traduction vers l'idéal, l'abstrait : c'est un choix intellectuel, voilant un peu le texte par une gaze de pensée. L'édition bilingue rétablit la présence minérale, à ras de terre, du parc-à-vie. «Pour moi, dit Claire Malroux, les poèmes de Stevens sont le lieu d'un conflit jamais résolu. L'imagination, on sait ce que c'est ; mais la réalité, c'est ce qu'on ne parvient jamais à définir.» Stevens aime plus que tout les grands poètes romantiques anglais. Il les prolonge dans un monde où tout est là, mais où tout échappe : ses mots se déposent lentement dans le coeur insaisissable des choses.
     Dans le parc, la lune est bien son instrument, mais une lune dont le seul romantisme et le seul luxe, désormais, sont d'imaginer ce qui est : «Le clair de lune, dans la nuit aux couleurs simples,/ Tel un poète ordinaire roulant dans sa tête/ L'uniformité de son univers varié,/ Brille sur la pure objectivité des choses.» Ce travail lunaire s'effectue dans des vers d'une merveille déprimée qui, sans cesse, font écho à une tradition littéraire et onirique qui s'efface. C'est l'«Adieu sans guitare», avec quel son ! Quand le vieil homme sort du parc, le jour se lève. Les choses sont toujours là, mais leur poème est écrit. «Car qui pourrait tolérer cette terre/ Sans ce poème-là, ou sans un autre.»

     (1) «Harmonium» (José Corti). «Idées de l'Ordre» (Atelier la Feugraie).
     
Le site de Gilles Mourier permet de voir d'autres traductions.







Wallace Stevens
A l'instant de quitter la pièce,
Corti, 2005
196 pages
ISBN : 2-7143-911-9
17 €