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Le Péché d'écriture de Claude Louis-Combet.
" Un double désir, qui est lui-même le désir tout entier, anime l'écriture et la partage" et se situe au cur des cinq réflexions de cet ouvrage.
"Ce que je crois sans pouvoir alléguer de suffisantes raisons à cette croyance sénoncerait donc ainsi : le péché qui fit (et défit) lenfance dispose de tous les mots sauf dun seul pour tenter de se dire. Mais, parce quil est un mot qui manque, labsence mine la phrase. Et la phrase ne peut se développer que dune manière oblique et allusive, élaborant lentement ses circonlocutions, gyrovaguant à linfini autour de son point de vacance, construisant des récits que leur fin décourage parce quils nont pas de véritable fin, menant une réflexion épuisante sur un objet non objectivable la même phrase (quon ne loublie pas !), la seule et unique, que les modestes vérités du réel ne retiennent pas, et qui fuit vers le plat horizon du néant et du non-dicible."
"J'ai toujours pensé que l'écriture, en tant même que passive activité, avait un rapport fondamental avec cette ombre de féminité en moi qui est la gerdienne de tous les mots."
Claude Louis-Combet
Table des matières de ce volume :
Le texte au-dedans
Des mots d'absence
D'entre silence et cri
Ultima Thule
Le sens du comme si

Le scripteur est contraint d'errer en quête d'un secret qui se dérobe et de remplir le vide à l'aide de ses fantasmes et des possilibiltés que lui offre la langue afin de tenter de satisfaire, sans jamais y parvenir, son besoin de plénitude. [...]
L'écriture ne peut mettre fin à la béance, elle ne peut que rêver de la combler tandis que le scipteur se trnsporte par l'imaginaire au plus près de l'origine, jusqu'au lieu maternel de la naissance du Verbe.
Chantal Colomb, Claude Louis-Combet, Le mot manquant, Prétexte, Juin 1997.
La transgression n'est pas chez Claude Louis-Combet le véhicule d'une idéologie ou d'un système, mais bien le seul moyen d'appréhender viscérablement, poétiquement, ce qui se joue dans le rapport entre existence et péché. La transgression est une manière oblique de signifier le vide, ou l'absence, qui mine l'écriture tout en la rendant vitale.
Jean-Christophe Millois, Claude Louis-Combet et le texte au-dedans, Prétexte, Juin 1997.
Une seule certitude : rien "de ce qu'il aurait fallu dire n'aura été dit", parce que "le péché qui fit (et défit) l'enfance dispose de tous les mots sauf d'un seul pour tenter de se dire." Et une autre certitude, terrible : au scripteur, il n'est d'autre chemin possible que de creuser inlassablement la matière verbale à la recherche de ce mot inexistant qui l'aurait pourtant délivré.
Patrick Krémer, Le Mythe de l'androgyne dans l'uvre de Claude Louis-Combet, L'il de Buf, Octobre 1998, N°16.

 
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