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Minerve de Patrick Wateau.
Lincertitude que lécriture apporte à la définition de la poésie semble enlever toute signification précise à un nouvel essai. Il fallait donc une Minerve, une parole orthopédique destinée à redresser la tête, et il fallait que les fragments du livre fussent comme des lambeaux de poussée arrachés par cette parole au silence et entraînés, sous elle, par son déplacement. Interrogeant les uvres majeures de ce siècle (Blanchot, Artaud, Proust), puis remontant le temps jusquà lépoque de Plotin, lauteur tente une approche intérioriste de lacte poétique. Il en résulte la singularité de vouloir-dire malgré tout ; un vouloir-dire abordant lécriture dans sa négativité. Pourtant lécriture est là et lexpérience de la lecture, mais par une série de retraits où se dessine un vide, un intervalle qui signifie, au-delà de lui-même, lévanescence nue de la connaissance apophatique.
Patrick Wateau
Patrick Wateau a en outre publié :
Heurtoirs, préface de Bernard Noël, Aencrages &Cie, 1993.
Terre de sédentarité, Atelier de la Feugraie, 1995.
Bois en défends, Cheyne éditeur, 1995.
Le corps sans hâte ou les Blasons de Jeanne, La Sétérée, 1997.
Cela seul, Balthazar, 1997.
Les douze questions de mendicité, Unes, 1997.
Rien simple ou pur, Unes, 1997.
Le plus doucement du monde, Atelier La Feugraie, 1999.
Restriction sur fond blanc, Les ennemis de Paterne Berrichon, 1999.
Le non-dormir, Unes, 1999.
Par argument de mort, Unes, 1999.


 
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