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Deuil d'un amour,
en mémoire d'Emily Dickinson
Haillon de vent, l'ombre à la fenêtre :
Une vie d'un bloc retournée à l'oubli
Avec elle un pan d'une autre, car rien
Plus incoerciblement ne lie
Que ce qui fit une fois se croiser des chemins
A jamais divergents
De ces chemins seule la croix subsiste
Le silex presque abstrait de la croix
We met as sparks, diverging flints
*
Epuisée comme un soleil la douleur
S'éparpille en nuageuses vergetures
Cendres sur la voûte où la mémoire
Traque des conjonctions d'astres
Et doute à présent au bord du gouffre
Le témoin disparu, de la vérité de cette croix
Le livre est désécrit, plus blanc que la nuit
Miettes, rien que miettes d'écriture
Crumbs for birds, ces lendemains affamés
Piaillant à qui mieux mieux
Un poème* de Claire Malroux,
la traductrice d'Emily Dickinson chez Corti.
(*à paraître dans le recueil Suspens, au Castor Astral)
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Une âme en incandescence :
le plus grande sélection
de poèmes parue en français.
(Réédition sous presse)
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Avec amour, Emily,
lettres aux amies intimes.
Nouveauté de mars 2001
qui clôt le cycle Emily Dickinson chez Corti.
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Lettres au maître, à l'ami,
au précepteur, à l'amant :
Correspondance avec les hommes.
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