Nathaniel Hawthorne par Henry James ;
 l'article de Mathieur Lindon, "Hommage dans le tapis",
Libération du 14/09/00 ;
Hawthorne et les pionniers
de la littérature américaine,
aux éditions José Corti.
Une nouvelle de Hawthorne à lire en ligne


Nathaniel Hawthorne, portrait de Charles Osgood


     "Nul ne peut concevoir la difficulté d'écrire un roman qui se déroule dans un pays où ne règne pas l'ombre d'une antiquité, de mystère, de pittoresque, de fautes sinistres et dissimulées, rien, si ce n'est une vulgaire prospérité qui se montre en plein jour [...]. Le romantisme et la poésie comme le lierre, les mauvaises herbes et les plantes, ont besoin de ruine pour s'acclimater."
Nathaniel Hawthorne, préface au Faune de Marbre.

      La littérature ne naît pas du néant. Pourtant, à suivre au quotidien les Carnets américains de Nathaniel Hawthorne, à lire ses nouvelles – Monsieur du Miroir –, tout porte à croire que l’auteur de La Lettre écarlate fait émerger la littérature américaine d’un sol vierge, ou presque. Les fées qui ont présidé à sa naissance ont un sens de l’humour étatsunien : il naît le 4 juillet 1804, jour de fête de la grande République, date anniversaire de la Déclaration d’Indépendance nationale. Celles qui dirigent sa destinée vont brouiller les pistes à tel point qu’Henry James raconte l’histoire personnelle de Hawthorne et l’histoire nationale en termes similaires : " quiconque vient au monde au son du canon et des cloches lancées à toute volée (…) reçoit de ce fait un commandement : celui d’accomplir quelque chose de grand, quelque chose qui puisse justifier cette naissance retentissante ". Mais l’homme est discret si son œuvre est appelée à retentir (et c’est plutôt la voix de son biographe qui résonne). Hawthorne a connu, comme l’Amérique et tous les rêves un peu cauchemardesques qu’elle fait naître, elle-même naissant, sa traversée du "Grand Désert " (wilderness) et si Henry James égratigne parfois son père spirituel, lui reprochant, entre autres, son provincialisme, c’est peut-être à son goût de la solitude (corollaire d’un isolement de la Nouvelle-Angleterre puritaine) qu’il doit ses premiers grands textes.



Paru en septembre 2000


     À l'occasion de la toute récente parution de Nathaniel Hawthorne par Henry James, dans notre collection En lisant en écrivant, voici, pour continuer, un parcours guidé dans notre fonds américain, constitué par cinq de ses principaux pionniers :

 
     – 
Nathaniel Hawthorne (1804-1864) ;
     –  Washington Irving (1783-1859) ;
     – William Austin (1778-1841) ;
     – Charles Brocken Brown (1771-1810) ;
     –  Emily Dickinson (1830-1886).

                 




Nouvelle issue du recueil de Hawthorne : Monsieur du miroir,
traduit par Pierre Leyris







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      –
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      –
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