Ollala

Fables

     Robert-Louis Stevenson

     D’une santé déficiente dès son enfance, Stevenson voyagea toute sa vie à la recherche d’un lieu où enfin il pourrait se rétablir et travailler en paix.
     Ses œuvres furent une perpétuelle conquête face à la maladie qui jamais ne l’empêcha d’écrire, ni ne le transforma en un Voltaire. À ses récits de voyages (Voyages avec un âne dans les Cévennes), d’aventures (Le Maître de Ballantrae), à ses deux grands succès mérités (Dr. Jekyll et Mr. Hyde ; L’Île au trésor), il faudrait ajouter certaines nouvelles, fables, des contes ou des essais qui attestent la variété et l’ampleur de son talent. Grand conteur, il est encore un styliste habile à rendre une émotion et par qui action et contemplation peuvent parfois se concilier. Il s’adresse aux lecteurs de tous âges et on lui doit sans doute– comme à Jules Verne en son temps – d’avoir inoculé à de nombreux adolescents ce virus qu’on nomme lecture.
     Sa tombe domine le Pacifique ; il est devenu une véritable légende. Elle lui donne une place à part dans la littérature anglaise : admiré par ses pairs, tel Henry James, il l’est aussi par les enfants.
"Autant vaudrait écrire que le réalisme de Stevenson est parfaitement irréel, et c’est pour cela qu’il est tout-puissant. Stevenson n’a jamais regardé les choses qu’avec les yeux de l’imagination… Nous avions trouvé chez bien des écrivains le pouvoir de hausser la réalité par la couleur des mots ; je ne sais pas si on trouverait ailleurs des images qui, sans l’aide des mots, sont plus violentes que les images réelles" (M. Schwob).