LICHTENBERG, GEORG C. LICHTENBERG

Consolations à l’adresse des malheureux qui sont nés un 29 février

Le Miroir de l’âme
(aphorismes)

Le Couteau sans lame auquel manque le manche
(et autres textes satiriques)

     Georg Christoph Lichtenberg

     Écrivain qui fut aussi astronome, physicien et philosophe. Un accident survenu durant son adolescence le laissa bossu. Lichtenberg étudia et enseigna à Göttingen, séjourna en Angleterre.
     Ses écrits satiriques et humoristiques furent publiés après sa mort, entre 1800 et 1806. C’est un fils du Siècle des lumières, libre penseur en matière religieuse, mais éprouvant pour la foi une profonde nostalgie. Tourmenté, sa souffrance se traduit par une hypocondrie qui est selon lui le pouvoir de puiser dans chaque événement la plus grande quantité de poison pour son propre usage. Cette acuité de regard se retrouve dans ses réflexions sur la nature humaine, la science, l’intelligence, le génie aussi bien que sur la psychologie, la morale, la politique, la littérature et l’esthétique.
     Lichtenberg relate des anecdotes, des choses vues, il se livre à des considérations et des réflexions sur les rêves et leur interprétation, il formule des maximes de sagesse fruits de son expérience et de ses observations. Seul parmi les Allemands de l’époque, il peut rivaliser avec les humoristes anglais. Salué par Gœthe, Schopenhauer ou Nietszche, il fut découvert en France grâce à André Breton.
     “Nous pouvons nous servir des écrits de Lichtenberg comme de la plus merveilleuse des baguettes magiques. Lorsqu’il fait une plaisanterie, c’est qu’il y a là un problème caché” (Gœthe).