Lectures du vent

Le Livre du retour

L’Or de l’incertitude

La Frontière

L’Eau étrangère

Nouvelles cantates*

* Collection
"En lisant en écrivant"

     Silvia Baron-Supervielle

     Silvia Baron Supervielle est née à Buenos-Aires en 1934. Sa mère qui mourut lorsqu’elle avait un an était uruguayenne de descendance espagnole et son père était argentin de descendance française. Elle commença à Buenos-Aires son travail littéraire, en espagnol, sa langue natale, écrivant des poèmes et des nouvelles. En 1961 elle arriva en France et se fixa à Paris où, après une longue période de silence, elle poursuivit ses écrits directement en français et fit de nombreuses traductions de l’espagnol en français et vice-versa. En 1973 Maurice Nadeau accueille ses poèmes dans la revue Les Lettres Nouvelles.


       

     Lectures du vent, Editions José Corti, 1988.
     L’Or de l’incertitude, Editions José Corti, 1990.
     Le Livre du retour, Editions José Corti, 1993.
     L’Eau étrangère, Editions José Corti, 1993.
     La Frontière, Editions José Corti, 1995.
     Nouvelles Cantates, Editions José Corti, 1995.


     

     Les Fenêtres, Hors Commerce, 1977
     Plaine blanche, Editions Carmen Martinez, 1980.
     Espace de la mer, Editions Thierry Bouchard, 1981.
     La Distance de sable, Editions Granit, 1983.
     Le Mur transparent, Editions Thierry Bouchard, 1986.
     Un été avec Geneviève Asse, entretien, L’Échoppe, 1996.
     Après le pas, poèmes, Arfuyen, 1997.
     La Ligne et l’ombre, Editions du Seuil, 1999
     
La rive orientale, Le Seuil, 2001.
     
Essais pour un espace, Arfuyen, 2001.
     
Le Pays de l’écriture, Le Seuil, 2002.
     
Pages de voyage, Arfuyen, 2004.
     
Une simple possibilité, Le Seuil, 2004.
     
La forme intermédiaire, Le Seuil, 2006.
     
L'Alphabet du feu, Gallimard, 2007.
     
Autour du vide, Arfuyen, 2008.
     
Journal d'une saison sans mémoire, Gallimard, 2009.

     Traductions :
     En espagnol
     Les Charités d’Alcippe de Marguerite Yourcenar. Visor, Madrid 1982.
     Théâtre de Marguerite Yourcenar. Tome I, 1983 ; Tome II, 1986. Editions Lumen, Barcelone.


     En français
     Les Travaux et les nuits d’Alejandra Pizarnik. Oeuvre Poétique 1956-1972. Avec Claude Couffon. Editions Granit/Unesco, 1986.
     Les Conjurés de Jorge Luis Borges. Jacques T. Quentin, éditeur, Genève, 1989.
     Elena Bellemort
de Macedonio Fernandez. Editions José Corti, 1990.
     Papiers de Nouveauvenu et continuation du Rien de Macedonio Fernandez. Editions José Corti, 1990.
     Papiers de Nouveauvenu et continuation du Rien de Macedonio Fernández. Avec Marianne Millon. Editions José Corti, 1992.
     Les Jours heureux de Juan Rodolfo Wilcock. Editions La Différence/Unesco, collection Orphée,1994.
     Fragments verticaux de Roberto Juarroz. Editions José Corti, 1994.
     Quatorzième poésie verticale de Roberto Juarroz. Editions José Corti, 1997.
     Poèmes d’amour désespéré de Silvina Ocampo. Editions José Corti, 1997.
     El cambio de lengua para un escritor essais, Corregidor, Buenos Aires, 1998.
     Arnaldo Calveyra,
Le livre du miroir, poèmes, Actes Sud, 2000.
     Ángel Bonomini, T
ours de silence, poèmes, Arfuyen, 2004.
     Alejandra Pizarnik,
Oeuvre poétique, Actes Sud, 2005.
     Julio Cortazár,
Crépuscule d'automne, Corti, 2010


     Dans l’oeuvre poétique de Silvia Baron Supervielle, les mots sont des cordes frappées. Il y a une cadence qui s’impose comme la marche ou le mouvement d’un métronome. D’ailleurs ce qui intéresse l’auteur, "c’est l’espace du texte sur la page. J’aime que le poème soit centré. Je vais ramener les mots à la ligne, les casser pour obéir à la marque en train de se tracer sur le blanc. Je suis gouvernée par le besoin de suivre une démarcation, une empreinte sur la page. Voilà pourquoi le poème s’écrit de manière incomplète. Il manque toujours un mot, un sens. Il y a une bataille entre le silence du blanc, le sens et le tracé du texte sur la page. L’équilibre des trois n’est jamais parfait.
     Christophe Derouet, Les Inrockuptibles


     Silvia Baron Supervielle écrit dans une prose substantielle, que volontiers l’on dira "poétique", moins par sa richesse lexicale que par ses cadences et ses tissages : figures et fictions y importent moins que la mobilité du paysage qui les accueille, ou le réseau des rêveries et leurs motifs. Si le retour vers le passé est impossible, si la mer ne se laisse guère franchir qu’une seule fois dans le sens de la séparation, au moins le livre construit-il, feuillet après feuillet, sa "propre maison d’âme", telle un monument construit à même l’absence afin d’y loger tout ensemble la solitude et l’immensité.
Jean-Michel Maulpoix, La Quinzaine Littéraire

   
  Silvia Baron Supervielle, poète argentin, a choisi la langue française et l'a célébrée dans d'admirables recueils où la nature fourmille de signes d'humanité, où le paysage, vent et sable, de part et d'autre de l'Atlantique, est une métaphore de l'écriture, source de visions aiguës.
     Il faut considérer Silvia Baron Supervielle comme un peintre qui revient sur le même motif dans l'espoir et l'impossibilité de l'épuiser.
     René de Ceccatty, Page des libraires, N°36

     Liens externes :

     
Site des éditions Arfuyen


      
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